09 Avr

L’agilité, une nécessité ?

L’économie nécessite d’innover et d’aller de plus en plus vite dans un environnement mondialisé, où la compétitivité est le maître mot du management. L’arrivée du digital dans les entreprises implique une remise en cause des principes et pratiques en place depuis des décennies.
Il faut ainsi imaginer de nouvelles démarches pour concevoir les “bons produits”, ceux qui se distingueront par la pertinence de leurs fonctionnalités et leur adéquation aux besoins changeants des utilisateurs.
Il faut aussi réagir vite face aux attentes du marché et faire en sorte que les applications informatiques, qui sous-tendent les relations de l’entreprise avec son écosystème (clients, collaborateurs, partenaires, institutionnels …) soient mises en production plus rapidement, de manière périodique, petit à petit, en amélioration constante, selon les priorités du moment.
A de rares exceptions (cas des applications simples pouvant être réalisées en un seul bloc, dans un temps très limité et avec des besoins stables), finis les développements en “cycle en cascade” ou en “cycle en V”, il faut penser désormais développements itératifs et incrémentaux !
En conséquence, les effets tunnels souvent constatés dans les approches classiques (cf. les études du Standish Group) deviennent exclus et indésirables.
Si, pour diverses raisons, un projet devait être abandonné, alors les investissements en jeu seraient limités à ceux engagés depuis la dernière itération ou version du produit, tandis que l’application aura déjà servi.
On comprend par ces quelques rappels, énoncés de manière succincte, tout l’intérêt d’une approche agile.

Source : Comprendre l’intérêt de l’agilité pour les grandes entreprises Françaises et réussir sa mise en œuvrehttp://www.agilitealechelledesgrandesentreprises.fr

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12 Jan

La sérendipité … C’est quoi

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Vous entendez souvent ce terme un peu barbare lorsqu’on parle d’innovation. Dans le design thinking, et probablement plus que dans d’autres approches, la notion de sérendipité est fondamentale.

Mais alors … c’est quoi ?

La sérendipité est la capacité à découvrir quelque chose « par hasard ».

C’est très souvent cette définition, ou presque, que vous retrouvez pour expliquer « simplement » ! Un peu trop simplement quand même alors on va essayer d’être un peu plus précis et comprendre pourquoi c’est vraiment important.

Dans la première phase du design thinking les équipes partent à la recherche tous azimuts d’idées, d’hypothèses et de problématiques. Tout est mis en oeuvre pour développer la créativité et … Le miracle se produit ! Les équipes ont d’innombrables propositions. C’est donc gagné !! …
Enfin presque …
Car maintenant que vous avez d’innombrables pistes et hypothèses de travail, le risque est d’écarter l’idée géniale, celle qui était trop folle, trop décalée, celle qui semblait ne pas avoir de lien avec nos recherches … Bref de ne pas être prêt à accueillir cette idée … Qui pourrait devenir une innovation.
Si de prime à bord il vous semble peu probable de passer à coté de ce que l’on cherche, la réalité en est tout autre. D’ailleurs que cherchez-vous ? Une innovation d’accord … mais laquelle ? Sans préparation cette innovation risque de vous surprendre, de vous choquer et  rien du tout, vous allez l’ignorer.
Les métiers de l’art comme la peinture regorgent d’histoires de tableaux et d’œuvres rejetés en leurs temps et adulés … A titre posthume …

Trop innovant ou trop tôt !

C’est entre autres pour cette raison que l’art prend une part importante dans la démarche. Sa façon d’aborder le monde et notre société a souvent un coup d’avance. Et là c’est bien ce que vous recherchez : un coup d’avance !
Revenons au hasard souvent évoqué pour la sérendipité.
Jouer à la loterie nationale est bien du hasard. Du moins pour le joueur, pas pour l’organisateur …
Mais en matière de recherche et de raisonnement intellectuel le hasard a t-il vraiment sa place ? Le raisonnement nous échappe mais ce n’est pas du hasard. Disons qu’il s’agit d’une intuition inconsciente. Évidemment sans argumentaire rationnel, convaincre les parties prenantes peut vite devenir compliqué …

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Cette recherche est une phase importante du design thinking dans laquelle l’ouverture aux autres domaines, art, philosophie, anthropologie, etc.., (http://innovationcreative.fr/index.php/2015/10/30/design-thinking-cest-quoi-ce-truc-2/) vous conduit à créer les conditions de ces anomalies appelées parfois « hasard ». On se met donc en situation de produire cet inattendu mais aussi et surtout son acceptation.

Ce mode de travail est basé sur la sérendipité.

 

Un site très sympa sur le mot sérendipité : http://www.baboutines.com/2015/03/serendipite.html

 

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24 Nov

Quelle différence entre R&D et innovation ?

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Très souvent le rapprochement est fait entre Recherche et Développement et Innovation et la première tendance est de se dire que « c’est à peu près » la même chose.

 

Oui mais seulement vu de loin. Et il ne faut jamais se fier à ce que l’on voit !

Dans sa dernière chronique du Harvard Business Review, Bruno Berton aborde ce sujet, que vous pouvez parcourir ici et dont je reprends ci-dessous une partie :

Passer de la R&D à l’innovation : expérimenter pour lancer de nouvelles idées plus rapidement

La R&D est classiquement un processus long, centré sur le cœur de métier de l’entreprise. Or, dans l’environnement digital, personne ne peut se targuer de connaître le futur modèle gagnant : il est donc indispensable d’expérimenter en série pour innover rapidement. Les start-up essaient, l’une réussit et des myriades échouent mais cela fait partie du maelström de l’innovation technologique. Les grandes entreprises doivent adopter cette démarche humble et progressive de tester de nombreuses idées, ne garder que les plus pertinentes, les développer, les tester et recommencer ce cycle Schumpétérien de destruction créative… Cette capacité d’expérimentation récurrente et rapide est une nécessité à laquelle s’adaptent les entreprises en créant des incubateurs, en se constituant des réseaux de compétences externes, en installant des équipes dans la Silicon Valley ou en s’associant à des start-up.

Pour faire une analogie avec la photo de l’article, R&D et Innovation vont dans le même sens, sont nécessaires les deux, mais ils ne partent pas du même endroit et ne vont pas à la même vitesse.
Pour cette raison la finalité est différente.

La recherche a vocation a être destinée au cœur de métier de l’entreprise et son positionnement est d’abord technologique ou scientifique. Elle est souvent chère, complexe et risquée. Elle est risquée dans le sens où l’on ne trouve pas toujours ce que l’on recherchait et elle peut difficilement s’inscrire dans un temps de mise sur le marché qui est imposé par le marché. Ces dernières années ont vu de nombreuses entreprises partager au travers des grands projets l’effort de recherche. Et partager, il est vrai, les aides publiques d’état associées.

Par opposition, bien qu’elles soient complémentaires, l’innovation telle qu’elle se présente aujourd’hui ne se positionne pas sur le volet technologique mais adopte un spectre plus large et plus créatif. Elle présente les avantages d’être plus accessible et plus facile à communiquer, il n’est pas nécessaire de vulgariser. Elle est aussi plus simple, plus économique et donc plus rapide à mettre en oeuvre et à se positionner sur un marché lorsque celui-ci est favorable. Même si cette innovation est plus difficile à protéger, elle permet de se positionner rapidement et en premier arrivant sur un marché ou de plus en plus souvent le segment est monopolisé par ce premier arrivant.
Depuis 2013, en France, elle bénéficie et c’est une grande nouveauté des aides au développement. Les notions de design ou de prototypage sont, enfin, pris en compte et permettent aux entreprises de bénéficier de soutien.

 

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30 Oct

Design Thinking … c’est quoi ce truc ?

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Design Thinking …

 

 

On pourrait se dire .. c’est du Design, c’est à dire du style, de la mode … Et bien pas du tout !
Et le Thinking c’est certainement pour indiquer qu’il s’agit de théoriser, de réfléchir … Et bien pas du tout !
Ça commence très mal avec un nom pareil … Et effectivement ça a plutôt mal démarré, du moins en France.

Par Design il faut entendre deux choses :

  1. D’abord emprunter le terme design à la langue anglaise. Et là il s’agit de Conception, conception d’un produit ou d’un service par exemple.
  2. Ensuite l’approche du Design Thinking s’inspire de l’approche des designers, une approche multidisciplinaire basée sur l’humain.

Par Thinking, il faut entendre :

  1. Aborder l’innovation à la manière d’un designer. Le designer s’attaque à une problématique à résoudre, une stratégie à développer. Il part du fond du problème et ne s’interdit pas de faire des propositions Il ne répond pas à un cahier des charges mais intervient bien plus en amont.
  2. C’est aussi un état d’esprit : ouverture, empathie. Il intègre dans sa démarche l’humain dans toute sa dimension : culturelle, sociale, historique, économique ou émotionnelle.

Le Design Thinking est ainsi une approche de conception de l’innovation. Elle met les équipes en condition de créer et d’innover de manière importante et globale.
L’approche prend sa source avec les enjeux stratégiques auxquels elle doit répondre. De manière itérative et expérimentale par le prototypage, elle démultiplie les possibilités quelle confronte à 3 points de vues :

  • La désirabilité : ce qui donne envie d’acheter le produit
  • La faisabilité : ce qui fait qu’il va fonctionner correctement
  • La viabilité : son positionnement économique, intéressant pour tous.

De la même manière que le prototypage, l’intérêt des différents acteurs, clients, partenaires, investisseurs,…, est intégré dès le début. Une approche collaborative pour co-concevoir et avancer dans le projet avec des acteurs qui s’engagent.

Pour un début de réponse on peut donc dire que le design thinking est une approche créative d’innovation qui vise à répondre à un enjeu stratégique ou à une problématique. Elle est basée à la fois sur une réflexion profonde multidisciplinaire et sur une approche pragmatique de prototypage. Elle permet de se mettre en condition pour être créatif et innover tout en proposant un cadre structurant qui limite les risques inhérents à l’innovation.

On dit souvent que la démarche est très proche de la démarche entreprenariale : avoir une vision métier ou technologique, la dessiner, la concevoir, la réaliser et la faire vivre sur le marché.
C’est partir de rien et créer une nouvelle entité, un nouvel objet dans l’écosystème.

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24 Oct

Innovation, innovation,… mais pourquoi tant d’innovation ?

Innovation InnovationL’innovation semble être dans tous ses états depuis quelques mois. Est-ce un concept nouveau ? La dernière grande invention de l’IT ou une nouvelle mode ?
Pourtant aussi innovante soit-elle, l’innovation a traversé tous les temps et pas seulement celui des lumières.

Quelques chose a donc changé ou est entrain de changer. Hubert Guillaud dans son article « Vers l’effondrement. Aurons-nous encore un futur » présente une vision extrême de cette évolution : http://www.internetactu.net/2015/10/15/vers-leffondrement-aurons-nous-encore-un-futur/

« C’est tout l’enjeu des low techs, des “basses technologies” que promeut l’ingénieur… Pour lui, il nous faut changer le moteur même de l’innovation. Utiliser des matériaux renouvelables et recyclables. Eviter les alliages, concevoir des objets modulaires, réparables. Il faut innover dans le “faire moins” et le “faire durable”. Il nous faut une innovation qui ait une finalité différente de celle d’aujourd’hui. Pour lui, il faut démachiniser les services. Demain, plus qu’aujourd’hui, nous allons devoir nous poser la question de ce que l’on produit, pourquoi on le produit et comment. Et les réponses à ces questions ne seront pas faciles. »

Mais dans cette vision et perspective extrême il ressort une lueur d’espoir (Ouff !). Et cet espoir est porté par l’innovation. Et pas, uniquement, l’innovation technologique et technique comme cela pouvait être le cas il y a seulement quelques années.

L’innovation est aujourd’hui globale, systémique et au service de l’humain. Au service de l’humain car elle s’intéresse en premier lieu aux problématiques à résoudre. La technique n’est qu’un des moyens de créer de l’innovation et non le départ des réflexions.

 

Pour les états l’innovation est une priorité pour dynamiser l’économie et les industries créatives représentent un véritable enjeu pour l’innovation.
En témoignent les récentes initiatives comme le Crédit Impôt Innovation de janvier 2013 pour lequel le Design (et/ou le prototypage) sont éligibles. Mais aussi la Commission Innovation 2030 d’avril 2013.
BpiFrance a également mis en place une nouvelle grille d’analyse de l’innovation afin qu’elle soit appréhendée sous toutes ses facettes (et pas seulement technologiques). Là encore c’est la vision globale et système qui sera privilégiée.

 

Pour les entreprise enfin l’enjeu est de se mettre en capacité d’innover pour créer de nouveaux produits et services.
L’enjeu est vital car sans innovation le jeu de la concurrence se joue sur les coûts. Une baisse qui engendre celle des marges, puis celle de l’investissement, et ainsi se crée un cercle … pas très vertueux !
Âpres la survie l’autre enjeu est de s’adapter aux évolutions de la société et de développer de nouvelles activités.

Pour l’entreprise l’enjeu est aussi organisationnel. Les structurations en silos par exemple ne sont pas propices à l’échange et à la créativité. Et les pouvoirs en place ne sont pas enclins à dynamiser ces échanges. Il en va de même du management par objectifs qui ne va pas dans le sens du développement des talents, source et ressources de l’innovation.
Si l’innovation est la promesse du développement c’est aussi l’émergence de l’aléa, du fortuit, …
Et sur un plan managérial c’est aussi : la liberté, la confiance. C’est prôner une culture du dialogue, de l’expérimentation, de l’initiative…
C’est « prendre des risques »…et traduit en anglais ça donne : « take a chance » … !!

Même si beaucoup de ces choses ne sont pas si nouvelles, le numérique a démultiplié la capacité de développement des activités. Avec peu de moyens, par rapport à il y a quelques années, une entreprise peu émerger et bousculer un secteur.

De nombreux exemples récents de développement de startups comme Airbnb, Uber, BlaBlaCar,.. nous montrent que les changements sont à tous les étages : du mode de commercialisation au mode de production jusqu’au mode de conception !

Et la conception … c’est l’autre sujet du blog !

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